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J'admire de Newton l'audacieux génie; Nul ne l'a surpassé dans sa course infinie: Tel que ces globes d'or suspendus dans le ciel, Sur l'abîme des temps son nom est éternel. Je suis Herschell vainqueur dans la plaine étoilée; Ma Muse aime à citer Lalande et Galilée; Mais fier de mon pays, sur mon luth orgueilleux, Je chante de Huigens les travaux merveilleux.
Delille a dit dans son poème des Trois Règnes de la nature:
Gloire à Dieu qui créa les mondes et Newton!
On sait que cet étonnant génie démontra le plus clairement qu'il était possible, le système du monde et les lois du mouvement. Le rapprochement de Lalande et de Galilée prouve combien Helmers aimait les sciences et qu'il admirait les grands hommes, quelle que fût leur patrie. Galilée était fils d'un noble Florentin. Il embrassa le système de Copernic, et rendit sensibles aux yeux les vérités qu'il avait enseignées. En 1611, l'Inquisition lança contre lui un décret et lui ordonna de ne plus soutenir son système ni de vive voix, ni par écrit. Le philosophe pu-blia des dialogues, en 1632, où il développa de nouveau ses grandes idées sur le mouvement de la terre. L'Inquisition le traduisit devant son tribunal; et Galilée, le 22 juin 1633, fut condamné par un décret signé de sept cardinaux. Agé alors de 70 ans, Galilée eut la faiblesse de se soumettre et de demander pardon à genoux des vérités qu'il avait démontrées; mais se relevant, et sentant des remords d'avoir fait un serment que sa conscience démentait, il dit, l'oeil baissé vers la terre, et la frappant du pied: cependant, elle remue! e pur si move! Huigens, astronome hollandais, né à La Haye en 1629, fut fixé à Paris par Colbert, qui lui fit obtenir une pension. Il découvrit l'anneau du quatrième satellite de Saturne, perfectionna les lunettes dioptriques, et inventa les pendules astronomiques. Il fut contemporain du célèbre Leibnitz.
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