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1825

La nation hollandaise

Jan Frederik Helmers

Page 196, vers 4.

Pascal de ma Patrie, accueille mon hommage!

Nieuwland, astronome hollandais, qu'une mort prématurée enleva aux sciences. D'abord professeur à Amsterdam, il fut nommé à Leyde par la protection du savant de Bosch, recteur de l'université. - Cette courte élégie sur Nieuwland est de la plus touchante simplicité. J'ai supprimé ici une tirade contre l'orgueil étranger qui voulait ravaler la Hollande. Comme cette déclamation n'était qu'une répétition de pensées déjà reproduites plusieurs fois, tout en admirant le patriotisme de Helmers, j'ai cru pouvoir la faire disparaître sans faire tort à sa gloire. Le dithyrambe national qui précède ce poème avait déjà accoutumé le lecteur à cette énergique et profonde indignation de notre poète contre les ennemis de sa Patrie. Témoin cette belle strophe du Chant des Bardes, que je cite ici avec une légère variante:

Dieu du Rhin, bientôt sur nos plages, Au bruit glorieux de tes flots, Tu verras tes altiers bourreaux Enchaînés, guider nos troupeaux Vers nos fertiles pâturages. Dans la misère ensevelis, Brigands méprisés, race impie, Vous deviendrez à jamais de nos fils Le jouet et la raillerie; Oui, bientôt, superbes tyrans, Courbés sous le poids des entraves, Vous sentirez nos fouets sanglans, Et vos troupes de vils esclaves Obéiront à des enfans!

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