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Voyez, sur le sommet des Alpes éternelles,
L'oiseau, du mouvement de ses rapides ailes,
Détacher des frimas.
Helmers, qui avait beaucoup étudié les poètes français, s'est probablement ressouvenu ici d'un passage de l'Homne des Champs de Delille. Il n'est pas toutefois impossible que ces deux poètes aient eu les mêmes idées, sans que l'un ait traduit l'autre. Le poète français s'exprime ainsi:
Souvent sur ces hauteurs l'oiseau qui se repose,
Détache un grain de neige. A ce léger fardeau,
Des grains dont il s'accroît se joint le poids nouveau.
La neige autour de lui rapidement s'airasse;
De moment en moment il augmente sa masse:
L'air en tremble; et soudain, s'écroulant à la fois,
Des hivers entassés l'épouvantable poids
Bondit de roc en roc, roule de cime en cime,
Et de sa chute immense ébranle au loin l'abîme.