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1625

Houwelick

Jacob Cats

Que les femmes mariées doivent mettre la main par tout en leur mesnáge. Semblablement est tres-necessaire que la femme mariée apprenne & sçache faire mainctes choses necessaires à un mesnage: car cela leur est á elles soulagement, & grand contentement à leurs marjs. Et à ceste cause Suetone Tranquile dict, que l'Empereur Auguste commanda de faire apprendre à ses filles tous les offices, avec lesquels une femme se peut entretenir, & dequoy elle se peut honnestement estimer. Si que tout ce qu'elles portojent dessus elles, elles mesme l'avojent fillé, tissu, & cousu. Donc pour riche & estimée que soit une femme, aussi bien luy siet il une quenouille à la ceincture, qu'au gentil-homme l'espée, & au Prestre l'estole. Tarquin Colatin marj de la belle & chaste Lucrece, estant au camp des Romains devant la ville Ardée, soupoit un jour avec les Princes & Seigneurs, le propos fut mis sus à l'honneur des dames, chacun louë sa femme par sus les autres, le debat eschauffe, & le propos bien en train, Colatin va dire: quel besoing est-il de tant de parolles? en peu de temps on peut sçavoir de combien ma Lucrece surpasse les autres. Ils piquent jusques à Rome, trouvent les belles filles du Roy & autres Dames Romaines en jeux, bancquets, danses, pompes, & toutes dissolutions. Puis vont en Colace, ou trouvent Lucrece de nuict bien tard occupée en ouvrage de laine, au milieu de ses servantes: chacune aussi occupée à sa tasche. Doncques si lon me veut dire qu'és nobles est à mespriser s'empescher de choses si basses: A cecy je responds que la femme de bien ne se doit pas moins estimer de travailler dedans sa maison: ains elle doit avoir honte de rien faire. Parce que l'honneur d'une femme ou d'une dame ne consiste pas à estre assise sans rien faire, mais plustost à estre occupée. Et pource, si mainctes dames voulussent faire le semblable que la chaste Lucrece, elles serojent exemptes des mauvais reproches, & si ne verrions si grand nombre trotter par les rues, cherchant à se perdre: car il n'y a si mortel ennemy de chasteté, que cest oysiveté. Or, pour Dieu, dictes moy, une femme qui est jeune, saine, libre, belle, deliberée, & qui demeure sans rien faire en sa maison, qu'est ce qu'elle peut penser, estant assise sur un carreau, à grand loisir? ce qu'elle peult faire, est, se mettre à excogiter quelle forme & maniere tiendra pour se mettre en liberté, & pour se perdre, tellement qu'elle donne à entendre au monde qu'elle est bonne, & d'autre part qu'elle accomplisse ses desirs. O quel plaisir, & contentement est au marj veoir sa femme leuer de bon matin, & à demy habillée, qu'elle met en besoigne son train, faisant leuer ses enfans, les envojant à l'escolle, envoyant ses varlets aux champs, & elle avec ses chambrieres s'employer au reste du mesnage. Que je ne pense pas que le marj soit si despourveu d'entendement, qu'il n'ayme plus veoir sa femme empeschée le samedy à plier & mettre à point les linges de sa maison, que de la veoir le dimanche se diligenter à se parer, & à se farder pour estre veuë, vous asseurant que je n'estime pas trop les femmes qui en leurs maisons ne sçavent faire autre chose que de se leuer à onze heures, disner à douze, & deviser la reste du jour: si qu'il semble à veoir que telles ne sojent nées en ce monde que pour boire, manger, dormir & parler. Donc pour estre une femme bonne, importe beaucoup d'estre tousiours occupée. Car la femme oysive est le plus souvent pensive. Et par tant je conseille aux dames, & femmes d'honneur, de mettre leurs filles à quelque honneste exercice: ou autrement je les advise que de grandes oysivetez, & de legers pensemens sourdront de mauvaises besognes. Priant Dieu, &c. De Granade, ce 4. de May, 1524.

ALsoo in het tweede deel van het voorgaende werck fol. 56. en volgens, mitsgaders fol. 110. en daer na, wort gehandelt vande sware ongemacken, diemen dickmael siet ontstaen wanneer vrouwen door oneenicheyt ende onverdult haer van hare mans ontrecken; ende wederom als de mans te lang-duerigen reyse aenvanghen, ende de vrouwen alleen laten: Soo hebben wy goet ghevonden eenige ghedenck-weerdighe exempelen, die niet overal te vinden en sijn, voor het besluyt van dit werck, uyt geloof-weerdighe schrijvers hier cortelick by te vougen; over-weecht de selve, gunstige Leser, en vaert wel.

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