— Qu'êtes-vous ? — Tu le vois à notre robe. — Quoi ? Les prêtres de Dieu ? — Non, les prêtres de la loi. — De quelle loi ? Du maître. — Et qu'est le maître ? — Un homme. On l'appelle empereur ici, césar à Rome.
Il est aigle de droit et de race' vautour. Celui-ci fut jadis un criminel. Un jour Il fit un serment, puis il s'embusqua derrière, Puis, comme les voleurs la nuit dans la clairière,
Il sortit `brusquement, de sa cachette, et : prit A la gorge l'honneur, la probité, l'esprit, La gloire, la vertu, la pudeur, la patrie, Et les tua. D'abord, voyant la loi meurtrie,
Nous fîmes préparer la corde et le, gibet, ` Comptant bien l'étrangler tout pet, s'il succombait. Mais il a réussi, la rudesse est un vice, Et chez lui maintenant nous sommes en service ;
A qui nous souffleta notre respect est dû ; Il sied qu'il soit sacré, puisqu'il n'est pas pendu ; Nous faisons à présent pendre en son nom les autres ; Nous sommes les appuis de l'état, les apôtres
De l'ordre, et nous lavons les pieds du maître,emploi Utile, et le meilleur que puisse avoir— la loi ; La clarté de cet homme éclaire notre livre ; Car il est naturel et simple qu'on lui livre
La conscience humaine et le code et Jésus, Puisque c'est lui qui paie et qu'il a le dessus. — Qu'est-ce que vous rendez, là, dans cette bâtisse, Par la bouche ? — Cela s'appelle la justice.
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