Les instruments sont pleins de la voix du mystère.
J'aime le cor profond dans le bois solitaire
J'aime l'orgue, tonnerre et lyre, éclair et nuit,
Bronze et frémissement, forge énorme de bruit,
Fournaise d'harmonie aux noires cheminées ;
J'aime la contrebasse aux plaintes obstinées,
Et sous l'archet tremblant l'effrayant violon
Qui, mêlant le hautbois, la forêt, l'aquilon
Et l'aile de la mouche et le fifre et le sistre,
Verse dans l'âme sombre un clair-obscur sinistre.