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1831

XXI

Victor HUGO

Parfois, lorsque tout dort, je m'assieds plein de joie Sous le dôme étoilé qui sur nos fronts flamboie ; J'écoute si d'en haut il tombe quelque bruit ; Et l'heure vainement me frappe de son aile

Quand je contemple, ému, cette fête éternelle Que le ciel rayonnant donne au monde la nuit ! Souvent alors j'ai cru que ces soleils de flamme Dans ce monde endormi n'échauffaient que mon âme ;

Qu'à les comprendre seul j'étais prédestiné ; Que j'étais, moi, vaine ombre obscure et taciturne, Le roi mystérieux de la pompe nocturne ; Que le ciel pour moi seul s'était illuminé !

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