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1881

XX

Victor HUGO

J’ai beau comme un imbécile Regarder dans ma maison, Si bien qu’on dit dans la ville Que j’ai perdu la raison,

J’ai beau chercher ; elle est morte. Elle ne reviendra pas. Elle est partie, et la porte Est encore ouverte, hélas !

Je tressaille quand on sonne. Je l’attends, j’en fais l’aveu. Où sont ces beaux jours d’automne Quand elle était là, mon Dieu !

Cette âme s’en est allée. Elle a fui, moi demeurant. La nuit, à l’ombre étoilée Je tends les bras en pleurant.

Je m’accoude à ma fenêtre, Je songe aux jours révolus. Hélas ! Ce pauvre doux être Qui chantait, je ne l’ai plus !

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