Skip to content
1843

XVI

Victor HUGO

L'hirondelle au printemps cherche les vieilles tours, Débris où n'est plus l'homme, où la vie est toujours ; La fauvette en avril cherche, ô ma bien-aimée, La forêt sombre et fraîche et l'épaisse ramée,

La mousse, et, dans les nœuds des branches, les doux toits Qu'en se superposant font les feuilles des bois. Ainsi fait l'oiseau. Nous, nous cherchons, dans la ville Le coin désert, l'abri solitaire et tranquille,

Le seuil qui n'a pas d'yeux obliques et méchants, La rue où les volets sont fermés ; dans les champs, Nous cherchons le sentier du pâtre et du poëte ; Dans les bois, la clairière inconnue et muette

Où le silence éteint les bruits lointains et sourds. L'oiseau cache son nid, nous cachons nos amours.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
XVI · Victor HUGO · Poetry Cove