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1902

VIII

Victor HUGO

Je m'arrêtai. C'était un ravin très étroit Avec dès toits au fond sur qui le lierre croît. Tu sais, j'aime beaucoup ces choses : une ferme Où se meut tout un monde et qu'un vieux mur enferme,

Des vaches dans un pré, l'herbe haute, un ruisseau, Un dogue sérieux allongeant le museau, Des enfants dans du pain mordant à pleines, joues, Des poules ; me voilà contént. De vieilles roues

Dans un coin. Qu'un bouvier siffle et qu'un arbre au vent Tremble, et je reste là jusqu'à la nuit, rêvant. Une eau vive courait, et des fleurs sur la berge Brillaient, et je disais : — Si c'était une auberge,

Comme j'y logerais ! comme j'y mangerais Du pain bis, de la soupe aux choux, et des œufs frais ! Dans cette basse-cour quelles charmantes fêtes ! Comme je passerais mes jours avec ces bêtes !

Comme je me ferais de Suzon Atala ! Comme je causerais avec ce gros chien-là !

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