Ô temps ! si l'on pouvait dans ton urne profonde
Puiser des jours nouveaux comme on puise de l'onde,
J'en voudrais bien encor !
Je dirais à la vie : oh ! que te fleur renaisse !
Et je reposerais sur mon front la jeunesse,
Cette couronne d'or !
L'eau, qui couvrant la plaine ou suintant d'une voûte,
S'épand tantôt par flots et tantôt goutte à goutte,
L'eau qui baigne la fleur,
L'eau qui de ses baisers presse la terre aride,
Seule chose ici-bas qui sans vieillir se ride
Et pleure sans douleur !