L'orgue commence, voix profonde !L'orgue commence, voix profonde !
Un éclair, d'harmonie éclate et disparaît.
Puis, comme en la mêlée et comme en la forêt,
Le bruit monte, tremble, s'écroule,
Et se redresse ainsi qu'un combattant debout,
Et comme dans une urne embrasée où l'eau bout,
Les sombres voix croissent en foule.
Il semble qu'on ne sait quel attendrissement,
Devant la terre, champ de bataille fumant,
Où tant de douleurs se lamentent,
Ait saisi tout à coup l'airain farouche et froid,
Et qu'il veuille apaiser l'âme humaine, et l'on croit
Entendre des canons qui chantent.