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1902

[no title]

Victor HUGO

Loin des rayonnements, des triomphes, des fêtes, Loin de tous les heureux riant sur tous les faîtes, Parmi les cyprès et les houx, Mes strophes par moments avec extase flottent,

Le malheur, hallier noir où tant de voix sanglottent, Est le lieu des chants les plus doux. Calme ! attendrissement ! asile ! en ce ténèbres Où gronde, âpre et saignant l'ïambe aux yeux funèbres,

L'hymne de l'amour prend son vol. L'ange obscur de la nuit fait avec la même ombre Le cri que jette aux bois l'orfraie oblique et sombre, Et la chanson du rossignol.

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