Oh ! n'enviez pas, mes frères,
Le riche au cœur ténébreux,
L'impie aux vœux téméraires,
Le méchant, qui semble heureux !
Dans vos douleurs méritoires,
N'enviez pas leurs victoires,
Leurs succès qui durent peu,
Leurs faux biens, leurs grandeurs vaines,
Et leurs prospérités pleines
De la colère de Dieu !
Si vous saviez, ô fidèles,
Quel lendemain ils auront !
Leurs âmes qui n'ont plus d'ailes
Dans l'abîme tomberont !