Dans cette obscurité qui flotte et qui se creuse,
Les noirs papillons sphynx de l'ombre monstrueuse
Volent d'un vol lourd et dormant ;
Une face apparaît, le vent chasse des formes,
La libellule arrive avec ses yeux énormes
Et nous regarde fixement.
Toutes les visions de l'insondable grève
Approchent et s'en vont, effroi de l'œil qui rêve ;
La pâle horreur au front terni
Passe ; le songeur voit, sous des souffles funèbres,
Croître et s'évanouir dans ces vagues ténèbres
Les figures de l'infini.