Skip to content
1883

[no title]

Victor HUGO

Autrefois, j'ai connu Ferdousi dans Mysore. Il semblait avoir pris une flamme à l'aurore Pour s'en faire une aigrette et se la mettre au front ; Il ressemblait aux rois, que n'atteint nul affront,

Portait le turban rouge où le rubis éclate Et traversait la ville habillée d'écarlate. Je le revis dix ans après vêtu de noir. Et je lui dis :

— O toi qu'on venait jadis voir Comme un homme de pourpre errer devant nos portes Toi, le seigneur vermeil, d'où vient donc que tu portes Cet habit noir, qui semble avec de l'ombre teint ?

— C'est, me répondit-il, que je me suis éteint.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
[no title] · Victor HUGO · Poetry Cove