Skip to content
1902

LXXXVIII

Victor HUGO

Tout homme est un grain de poussière ; Pourquoi suivre des yeux chaque atome incertain ? De l'humanité tout entière, Rêveur, je sonde le destin.

Sans condamner le pire et sans railler le moindre, Je contemple ce qui va poindre, J'observe ce qui va finir. Comme la plaine au soir s'emplit d'ombres énormes,

Je vois dans ma pensée errer toutes les formes Du vague et lointain avenir.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
LXXXVIII · Victor HUGO · Poetry Cove