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1902

LXXXII

Victor HUGO

Mes strophes sont comme les balles Aux coups meurtriers et fréquents. Mes deux rimes sont deux cymbales Qui sonnent sur le front des camps.

Lorsqu'on les entend, tout tressaille ; Le soldat rêve la bataille ; L'éclair sort des bronzes tonnants ; Les cavaliers à l'œil austère

Sentent sous les housses de guerre Trembler leurs chevaux frissonnants.

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LXXXII · Victor HUGO · Poetry Cove