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1893

LXIV

Victor HUGO

Quand deux cœurs en s'aimant ont doucement vieilli, Oh ! quel bonheur profond, intime, recueilli ! Amour ! hymen d'en haut ! ô pur lien des âmes ! Il garde ses rayons même en perdant ses flammes.

Ces deux cœurs qu'il a pris jadis n'en font plus qu'un. Il fait, des souvenirs de leur passé commun, L'impossibilité de vivre l'un sans l'autre. — (Juliette, n'est-ce pas ? cette vie est la nôtre !)

Il a la paix du soir avec l'éclat du jour, Et devient l'amitié tout en restant l'amour !

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