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1893

LE SOIR

Victor HUGO

Parmi les étoiles sans nombre, Mon esprit s'évanouissait ; Je vis une blancheur dans l'ombre. C'était un ange qui passait.

Elle posa ses mains divines Sur mon front sombre et soucieux… O champs ! ô vallons ! ô collines ! O sereine beauté des cieux !

Et ma bouche ardente et pâmée Murmura : Viens ! adorons-nous ! Vivons ! et cette bien-aimée, Pâle, tomba sur mes genoux.

Que de fois j'ai dit sur les grèves : O flots ! vous êtes une voix ! Que de fois j'ai rempli de rêves L'étrange profondeur des bois !

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