Skip to content
1881

IV

Victor HUGO

La calomnie immonde et qu’on jette en courant Et dont on nous lapide, Traverse, sans troubler son calme transparent, Le flot d’un cœur limpide.

Vile, engloutie au fond de l’âme, loin du jour, Stagnante, elle s’efface, Et la candeur, la paix, l’espérance et l’amour Restent à la surface.

Et les rêves sereins, la foi qui nous sourit, La bonté, douce et franche, N’en reviennent pas moins dans ce tranquille esprit Baigner leur aile blanche.

L’injure du passant dans le lac le plus pur, Dans les cœurs les plus dignes, Tombe ; mais ce fond noir sur la vague d’azur Laisse nager les cygnes.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
IV · Victor HUGO · Poetry Cove