Skip to content
1893

II

Victor HUGO

Je ne vois pas pourquoi je ferais autre chose Que de rêver sous l'arbre où le ramier se pose ; Les chars passent, j'entends grincer les durs essieux ; Quand les filles s'en vont laver à la fontaine,

Elles prêtent l'oreille à ma chanson lointaine, Et moi je reste au fond des bois mystérieux, Parce que le hallier m'offre des fleurs sans nombre, Parce qu'il me suffit de voir voler dans l'ombre

Mon chant vers les esprits et l'oiseau vers les cieux.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
II · Victor HUGO · Poetry Cove