Skip to content
1902

F° 97

Victor HUGO

C'est de tous les orgueils, de toutes les raisons, De tous les pas qu'en sens contraire nous faisons, De tout l'aveuglement humain, de. la démence ; Du rêve et de l'erreur, le rendez-vous immense ;

C'est le lieu d'arrivée énorme des esprits. C'est là que le savant dit : Je n'ai rien appris.. C'est là que l'imposteur dit : J'ai menti. Pardonne. Quand jadis, échappé d'Horeb ou de Dodone,

Le mage parvenait aux lieux mystérieux Où l'on ne voit plus rien que la terre et les cieux, Lui, l'ascète absorbé dans‒ sa sinistre étude, Il s'étonnait, dans l'ombre et dans la solitude,

D'entendre s'approcher des voix de plus en plus. On lui criait son nom Lucrèce ! ‒ Circelus ! Pythagore ! Thalès ! ‒ Tels, sont ces lieux terribles. Et lui restait pensif devant les invisibles.

AinsiAinsi

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
F° 97 · Victor HUGO · Poetry Cove