Les morts ‒ songez aux morts et laissez là vos bibles ! ‒
Ne sont point les absents, ils sont les invisibles.
Ces yeux toujours ouverts, nous les croyons fermés.
Les morts mystérieux ont besoin d'être aimés.
Dans leur ascension comme dans leur descente ;
O ciel noir, je demande à l'haleine innocente
Qui sort des fleurs et semble une âme éparse au vent
De calmer le sépulcre obscurément vivant
Et sur qui le silence impénétrable pèse,
Et je veux que l'étoile en le baisant l'apaise,
Et je ne trouve rien de trop grand, de trop beau
Pour faire une caresse aux pierres du tombeau.