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1902

F° 195

Victor HUGO

Une nuit je courais la poste au clair de lune Sur la route qui lie Irun à Pampelune, Regardant l'horizon s'enfuir, et pour régal Ayant le mayoral compliqué du sagal ;

Les forêts frissonnaient au loin, d'ombre remplies ; Et huit mules de feu, secouant des folies De grelots, de plumets, de houppes, de pompons, Faisaient dans les ravins trembler l'arche des ponts.

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F° 195 · Victor HUGO · Poetry Cove