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1902

F° 173

Victor HUGO

... Dieu de fraternité, d'égalité, de joie, D'amour, de liberté, Christ ! gloire à toi ! tu vins Réaliser les temps fabuleux et divins Et tous les rêves d'or où resplendit Astrée.

Gloire à toi, nouveau-né de l'étable sacrée, Ton apparition est pareille au matin. Gloire ! dans notre cœur et dans notre destin Ta venue, ô Jésus, diminua l'abîme.

L'instant où tu naquis fut un recul sublime Du crime, de la nuit, du mal, de la douleur ; L'homme étonné sentit qu'il devenait meilleur ; Un moment, sur la terre apaisée et bénie,

On ne sait quelle tendre et sereine harmonie Remplaça la rumeur du genre humain criant ; La tombe eut dans la nuit des blancheurs d'orient, L'étoile qui, depuis que l'homme agit et pense,

Tâche de se mirer dans notre conscience, Pour la première fois s'y vit distinctement...

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