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1902

F° 171

Victor HUGO

Et j'irai le plus loin que je pourrai dans l'ombre Où sous les cieux sans fin croissent les fleurs sans nombre, Où l'on sent tout qui germe et rêve et se confond, Formes, souffles, lueurs, âmes, dans Dieu profond ;

Et je -verrai quel art le papillon emploie Pour rester le joyeux passant aérien Et tout prendre à la fleur et ne lui laisser rien ; J'étudierai, Virgile aidant, la pastorale

Dans ses rapports avec le code et la morale, Pour savoir si l'on peut, quand mai donne le bal, Troubler Flore et Zéphyr par un procès-verbal, Fourrer Saturne et Rhée au poste, et si ce dogue

Le gendarme, a le droit d'aboyer dans l'églogue. Certes, si Margot montre à Mabille sa gorge. A Samuel Bernard, banquier au pied fourchu, Amaryllis n'a pas beaucoup plus de fichu,

Et Glycère n'est pas beaucoup plus habillée Pour Moschus qui la guette à travers la feuillée ;

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