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1902

F° 128-129

Victor HUGO

Après une éclipse totale De rayons dans mon ciel jaloux, Après cette fuite fatale ‒ De tout ce qui me semblait doux !

Le vaincu regarda longtemps le ciel, enfin Il dit ô toi l'esprit, le dieu, le séraphin, L'effrayant possesseur de la gloire infinie, Toi, conscience ! toi, vérité ! toi, génie !

Lointains écroulements, éclosions terribles, Tumultes racontés en d'effrayantes bibles, Par des prophètes fous sous des cieux ignorés, Sombre apparition d'êtres démesurés,

Naissance des Vénus, fracture des Saturnes, Fracas qui remplissez les silences nocturnes,

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F° 128-129 · Victor HUGO · Poetry Cove