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1902

F° 115

Victor HUGO

Louis, je te connais. Quoi que dise l'envie Je ne crains rien pour toi. Tu dépenses ta vie En festins, en chansons, en tendres rendez-vous. Jeune, tu ris ; vieillard, tu seras grave et doux.

Au champ dont le Seigneur est le semeur et l'hôte, Ami, tu viendras -tard, mais tu viendras sans faute. Frère ; entre les meilleurs nous te verrons briller. Il est plusieurs saisons où l'on peut travailler ;

On prend part en tout temps à là tâche des anges. Tel manque à la moisson qu'on retrouve aux vendanges.

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F° 115 · Victor HUGO · Poetry Cove