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1902

Autre Chanson

Victor HUGO

Je n'entends plus sonner l'heure ; Je n'écoute plus les voix ; Ne croyez pas que je pleure Sans raison au fond des bois ;

Mon cœur saigne, et ma pensée Est triste, hélas ! pour toujours, Parce qu'Anna s'est laissée Aller à d'autres amours.

En vain la prairie est verte, L'aurore est joyeuse en vain, Hélas, c'est en pure perte Que le printemps est divin ;

Le rossignol perd sa peine ; Et cela ne m'a rien fait De voir près de la fontaine Lise hier qui se coiffait ;

Je l'eus jadis pour amante ; Je m'en suis peu souvenu ; Elle était pourtant charmante Avec son sein demi-nu.

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