Skip to content
1893

À DOS D'ÉLÉPHANT

Victor HUGO

Supposez Goliath mené par Myrmidon.Supposez Goliath mené par Myrmidon. Le cornac est tout jeune et la bête est énorme. Le palanquin tremblant par instant se déforme Et vous cahote au point de vous estropier

Sous ses rideaux de cuir et son toit de papier. Un monstre n'a pas moins de roulis qu'un navire ; Comme un vaisseau chancelle un éléphant chavire, Et vous avez le mal de mer sur Béhémoth.

Le cornac, nain pensif, conseille à demi-mot Le colosse, et le monstre écoute et ne se trompe Sur rien, ni sur le gué qu'il sonde avec sa trompe, Ni sur la route à suivre, et jamais l'éléphant

N'a peur, pourvu qu'il soit conduit par un enfant.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
À DOS D'ÉLÉPHANT · Victor HUGO · Poetry Cove