Toute ma vie, enfant, de ton charme est hantée…
Le jour où tu n'es plus n'est qu'une ombre enchantée
Où ton prestige épars se prolonge en vainqueur…
Vois ! mes yeux éblouis sous leur vaine paupière,
Retiennent ta lumière
En un défi du cœur !
Ainsi, lorsque le soir, tels que de vagues tulles,
Fait s'abattre en flottant de graves crépuscules,
Quelque rayon parfois y creuse un trou vermeil,
Et brodant de ses ors la gaze des nuits sombres,
Irise encor les ombres
D'un reste de soleil !