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1924

SOLEILS COUCHÉS

Gaston HEUX

Toute ma vie, enfant, de ton charme est hantée… Le jour où tu n'es plus n'est qu'une ombre enchantée Où ton prestige épars se prolonge en vainqueur… Vois ! mes yeux éblouis sous leur vaine paupière,

Retiennent ta lumière En un défi du cœur ! Ainsi, lorsque le soir, tels que de vagues tulles, Fait s'abattre en flottant de graves crépuscules,

Quelque rayon parfois y creuse un trou vermeil, Et brodant de ses ors la gaze des nuits sombres, Irise encor les ombres D'un reste de soleil !

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