Sœurs captives dans vos élans,
Esclaves en proue aux carènes,
Loin de vous de libres sirènes
Tressent des algues à leurs flancs.
Craignez le destin d'être femmes,
Vous dont l'homme d'un geste dur
Émeut d'avance, sous l'azur,
Le sillage à travers les lames !
Le chant des flots reste en ma chair…
L'onde est encor toute l'Ondine !
Et si ma force est féminine,
Ma grâce est d'incarner la mer…
Je suis la souplesse des vagues…
Vénus, Béthelgeuse ou Rigel,
Reflets d'astres tombés du ciel,
Soyez l'opale de mes bagues !