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1924

SÉRÉNITÉ

Gaston HEUX

Sérénité d'un soir que ne peut rien ternir, Tu reflètes le Sage en ta douceur plénière, Alors qu'un rêve intime abaisse sa paupière Sur le calme de l'heure et sur le souvenir.

Ce qui renaît d'un songe est si doux à bénir ! La Détresse là-bas s'appuie à la Prière, Et l'une offrant la nuit, et l'autre la lumière, Par un long crépuscule ont dû se soutenir…

Si vous tremblez, vieux Jours, pour mon âme trop tendre, Devant votre poussière et devant votre cendre Mon livre et ma mémoire ont un même abandon. Vous pouvez sans remords renouer votre ronde,

Qu'une égale tendresse au hasard vous confonde Sous l'ineffable ampleur d'un geste de pardon !

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