Noir forceur de l'Olympe bleu,
D'un roseau fais un sanctuaire…
Donne à ta fuite, ô Statuaire,
Ce complice au recel du Feu !
Regagne à présent l'antre sombre
Où, veiné sans avoir un cœur,
Ignorant du ciseau vainqueur,
Le marbre indocile t'encombre…
Plus d'un qu'enhardit ton retour,
Tente aussi le rapt magnanime ;
Mais le Feu de son vol sublime
N'est divin que d'être à l'Amour !
Sans âme encore les statues
Où son dépit s'est absorbé,
Vienne y choir l'Éclair dérobé,
Ont le remords de s'être tues !