Je ferai, sous tes yeux, ma fête accoutumée,
De tenir dans mes mains ta main fière enfermée,
D'effleurer quelquefois de mes baisers discrets
Cet oiseau frêle et cher, captivé dans ces rets,
Et sur les vœux troublants de mes rêves profanes
Tissant les mots subtils en tulles diaphanes,
D'y laisser transparaître à demi mes ardeurs,
Pour savourer l'émoi de tes blanches pudeurs.