Skip to content
1893

Carolo Quinto Imperante

José-Maria HEREDIA

Celui-là peut compter parmi les grands défunts, Car son bras a guidé la première carène À travers l'archipel des Jardins de la Reine Où la brise éternelle est faite de parfums.

Plus que les ans, la houle et ses âcres embruns, Les calmes de la mer embrasée et sereine Et l'amour et l'effroi de l'antique sirène Ont fait sa barbe blanche et blancs ses cheveux bruns

Castille a triomphé par cet homme, et ses flottes Ont sous lui complété l'empire sans pareil Pour lequel ne pouvait se coucher le soleil ; C'est Bartolomé Ruiz, prince des vieux pilotes,

Qui, sur l'écu royal qu'elle enrichit encor, Porte une ancre de sable à la gumène d'or.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
Carolo Quinto Imperante · José-Maria HEREDIA · Poetry Cove