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1821

CHANT CINQUIÈME

Gabriel-Antoine-Joseph HÉCART

J'aime la game comme un mage ; Gare, vous dis-je, c'est la rage ! Parce qu'un géant est ganté Faut-il que l'égout soit gouté ?

Non la tige va droit au gîte, Et le rétif va sur la frite. Mais la gale rend tout égal Pour galer on fait un régal ;

En sorte que s'il a l'entorse Le cofre sera dans la force. Si l'on voit les tirans riants, Les phalènes sont éléphans.

Socrate cuira les carotes Et fera les tostes des sottes ; A côté, je pairai l'écot, S'il est ort, je prendrai le rôt.

Et pour estimer le mystère, Je rendrai service au viscère : Si pour flétrir il faut filtrer, A trier vous pourrez tirer.

Le rêveur aura la verrue, Un peu dure, même un peu drue Il était envié, veiné, Sa parenté l'a trépané.

Pour notre coulpe prend ce couple Les poules le rendront plus souple Si le pénil de Pline est plein, Un zani donnera le zain.

La carouge enfle le courage, L'ancrage offrira le carnage ; Le grade, la garde et l'égard De cardan feront un canard.

L'arimage est un mariage Qui de la sauge fait usage. Voyez-vous ce gueux de carlin Comme il sait bien faire un larcin !

Avec le mirte d'une mitre Il pourrait vêtir une vitre. L'alonger pour la galoner Le moindre voudrait dominer.

Ta valise dans la salive De vaine deviendra naïve. Ce genre pourrait nous gêner, Nous ranimer, nous mariner.

Pour épier voyons l'Épire, Qu'il rie il quittera son ire ; D'un bidet il aura débit, S'il boit le jour de son obit ;

S'il reçoit la verge à la grève Sa vierge en sera plus griève ; A Siam sont ses amis, mais Il ira les saper après.

Si l'on porte envie à ma veine, De l'épine on aura la peine ; L'orpin fera prendre à Piron Le joli contour d'un crouton.

Le chanteur chante pour la tanche, Il veut encor chanter la tranche ; Il veut causer, je veux saucer, Il se crasse, je veux casser ;

Tout en voulant bifer la fibre Je mets le bercail en calibre. S'il munit un âne mutin De la vision de son voisin,

Dans la poussière des soupières De prières il fera pierres. La faim canine d'un ancien L'a béni lui faisant du bien.

Vers le Pérou tourne la proue, Pour avoir l'odeur de la droue ; On peut entrer pour me renter, Et de la rente on peut m'enter

Dans la rigole de la gloire, Je sais obéir et puis boire. Si le bétail est établi Plier lui fera le repli ;

Lorsque la napée est panée, Elle peut encore être apnée. En Adel on surprit Léda, A notre abord elle broda.

Un amuseur dans la saumure Va s'amuser dans la masure. Le jour où l'on corna Craon, Acron fut passé par Caron ;

Icare ira chercher au Caire Une raie au milieu d'une aire. L'Algérien galérien Fut alingé par Galien ;

Il croasse dans un carosse, Pour bosser avec un brosse ; Il porte Adonis aux Danois, S'il a soif il boit une fois.

Blaise mettra dans sa balise Une asile avec une alise ; Le caramel le calmera, Pour avaler il lavera.

S'il veut aviner un navire, En Brie il portera la bire ; Dans Albi voulant faire un bail, Il se fit lai pour manger l'ail

Et sur l'aile d'un aigle agile, En son fiel il suivit la file ; Il fut amplier un palmier Pour lire au lieu de le lier.

Sur la lampe d'une ample palme Il prit la macle pour le calme. Si nous aimons notre maison, Du sablon prenons le blason.

Le Dace fournira le cade Pour la madone et la monade, Sur l'Etna tu verras l'anet, Fais en l'acquet par ton caquet.

Glane le lange auprès de l'angle, Et dans les angles prends la sangle, Malines vend des alimens : Prends les arpens de tes parens

Par l'armure de la ramure Il met sa tapure en pature. Porte les graines aux engrais ! C'est votre avis ! hé bien ! j'y vais.

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