Skip to content
1895

XXIV

Charles GUÉRIN

Je te vois anxieuse et belle de pâleur ; Le sang fiévreux afflue et palpite à tes tempes. Ferme les yeux, prends-moi plus près de toi, sois tendre, Et que ma chair se fonde à ta bonne chaleur.

La force du désir gonfle ta gorge en fleur ; Un sanglot fait mourir tes caresses plus lentes, Et le bruit de nos coeurs tombe au fond du silence. Mes lèvres à tes cils cherchent le sel des pleurs ;

Un grillon chante, l'âtre est noir, la lampe éteinte. Tu m'attires vers toi dans un demi-sommeil Et mon baiser t'arrache une amoureuse plainte. L'heure, comme un ruisseau dans les herbes, s'écoule ;

Et je rêve d'un seuil accablé de soleil Où le fidèle essaim des colombes roucoule. Je te vois anxieuse et belle de pâleur ; Le sang fiévreux afflue et palpite à tes tempes.

Ferme les yeux, prends-moi plus près de toi, sois tendre, Et que ma chair se fonde à ta bonne chaleur. La force du désir gonfle ta gorge en fleur ; Un sanglot fait mourir tes caresses plus lentes,

Et le bruit de nos coeurs tombe au fond du silence. Mes lèvres à tes cils cherchent le sel des pleurs ; Un grillon chante, l'âtre est noir, la lampe éteinte. Tu m'attires vers toi dans un demi-sommeil

Et mon baiser t'arrache une amoureuse plainte. L'heure, comme un ruisseau dans les herbes, s'écoule ; Et je rêve d'un seuil accablé de soleil Où le fidèle essaim des colombes roucoule.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
XXIV · Charles GUÉRIN · Poetry Cove