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1895

XLVIII

Charles GUÉRIN

Sois pure comme la rosée, Comme le ciel que tu reflètes ; Sois légère aux herbes brisées, Âme tremblante du poète.

Colore-toi du sang de l'aube, Scintille en larme aux cils des feuilles ; Et si des roses te recueillent, Qu'une vierge cueille ces roses.

Sois lumineuse et résignée, Rafraîchis le pied qui te foule ; Souris au soleil hostile, ourle Les rosaces des araignées.

Comme la froide et radieuse Rosée enivre les cigales, Tristesse du poète, abreuve L'harmonieux concert des âmes !

Sois pure comme la rosée, Comme le ciel que tu reflètes ; Sois légère aux herbes brisées, Âme tremblante du poète.

Colore-toi du sang de l'aube, Scintille en larme aux cils des feuilles ; Et si des roses te recueillent, Qu'une vierge cueille ces roses.

Sois lumineuse et résignée, Rafraîchis le pied qui te foule ; Souris au soleil hostile, ourle Les rosaces des araignées.

Comme la froide et radieuse Rosée enivre les cigales, Tristesse du poète, abreuve L'harmonieux concert des âmes !

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