Les rossignols chantaient sur le tombeau d'Orphée. L'âme de l'univers vint aux lèvres des choses. La mer qui se mourait de langueur, soulevée Comme une jeune gorge en volupté, la mer
Caressante roula de l'écume et des roses Et des rameaux légers de myrte sur la rive. Les lumineux vergers d'étoiles au ciel clair S'émurent, les forêts d'ombre furent plaintives.
Les rossignols chantaient sur le tombeau d'Orphée. La poussière des morts tressaillit dans les urnes. La pente d'un coteau secoua ses rosées, Tout frémit ; le matin semblait venir déjà.
Une vague amoureuse en voguant rapprocha Le choeur triste et voilé des sirènes nocturnes. Bercé par le soupir des eaux vives, un pâtre Dont la lune argentait le visage rêva
Que d'invisibles doigts se posaient sur sa flûte. La terre près des cieux était paisible et pâle, Et dans une vapeur de brumes et d'effluves La mer proche faisait sonner sa grande voix.
Les rossignols chantaient sur le tombeau d'Orphée. La terre se mêlait aux cieux comme un sourire Se mouillerait de pleurs. Des colombes ouvrirent En un soyeux essor leurs ailes sur la lune,
Et le souffle d'un faune à travers la feuillée Longtemps fit tournoyer de bleus duvets de plumes. La brise de la mer soudain flatta les arbres, Et, baiser par baiser, courut de cime en cime.
Un tiède espoir gonflait la poitrine des marbres. Tout se tut, tout chantait cependant : car dans l'hymne Pieux des rossignols sur le tombeau d'Orphée, Les ravins et les monts et la terre et les eaux,
L'univers éperdu reconnaissait l'écho De la divine lyre à jamais étouffée. Les rossignols chantaient sur le tombeau d'Orphée. L'âme de l'univers vint aux lèvres des choses.
La mer qui se mourait de langueur, soulevée Comme une jeune gorge en volupté, la mer Caressante roula de l'écume et des roses Et des rameaux légers de myrte sur la rive.
Les lumineux vergers d'étoiles au ciel clair S'émurent, les forêts d'ombre furent plaintives. Les rossignols chantaient sur le tombeau d'Orphée. La poussière des morts tressaillit dans les urnes.
La pente d'un coteau secoua ses rosées, Tout frémit ; le matin semblait venir déjà. Une vague amoureuse en voguant rapprocha Le choeur triste et voilé des sirènes nocturnes.
Bercé par le soupir des eaux vives, un pâtre Dont la lune argentait le visage rêva Que d'invisibles doigts se posaient sur sa flûte. La terre près des cieux était paisible et pâle,
Et dans une vapeur de brumes et d'effluves La mer proche faisait sonner sa grande voix. Les rossignols chantaient sur le tombeau d'Orphée. La terre se mêlait aux cieux comme un sourire
Se mouillerait de pleurs. Des colombes ouvrirent En un soyeux essor leurs ailes sur la lune, Et le souffle d'un faune à travers la feuillée Longtemps fit tournoyer de bleus duvets de plumes.
La brise de la mer soudain flatta les arbres, Et, baiser par baiser, courut de cime en cime. Un tiède espoir gonflait la poitrine des marbres. Tout se tut, tout chantait cependant : car dans l'hymne
Pieux des rossignols sur le tombeau d'Orphée, Les ravins et les monts et la terre et les eaux, L'univers éperdu reconnaissait l'écho De la divine lyre à jamais étouffée.
Cookies on Poetry Cove