Ce serait bon : donner toute sa vie à Dieu
Avec des mains d'humilité calmes et jointes ;
Ouvrir son coeur comme une rose à blanche guimpe
Qui naît à la douceur de mai sous le ciel bleu ;
Épouser le destin naïf des êtres simples
Qui partagent les fruits de leur verger, un peu
De lait, et dont la huche obscure près du feu
S'entrebâille au pater des cueilleuses de simples…
Hélas ! ô voeux d'enfant craintif perdu dans l'ombre !
Ne sais-je pas qu'aux bras liés du divin geste
Il faut les rubis bruts et l'âpre métal sombre
Du bracelet pesant des voluptés humaines,
Et que la pauvre chair de faiblesse reprenne
Son chemin vers l'amour et sa toute tristesse !
Ce serait bon : donner toute sa vie à Dieu
Avec des mains d'humilité calmes et jointes ;
Ouvrir son coeur comme une rose à blanche guimpe
Qui naît à la douceur de mai sous le ciel bleu ;
Épouser le destin naïf des êtres simples
Qui partagent les fruits de leur verger, un peu
De lait, et dont la huche obscure près du feu
S'entrebâille au pater des cueilleuses de simples…
Hélas ! ô voeux d'enfant craintif perdu dans l'ombre !
Ne sais-je pas qu'aux bras liés du divin geste
Il faut les rubis bruts et l'âpre métal sombre
Du bracelet pesant des voluptés humaines,
Et que la pauvre chair de faiblesse reprenne
Son chemin vers l'amour et sa toute tristesse !