Skip to content
1838

VILLANELLE RHYTHMIQUE

Théophile GAUTIER

Quand viendra la saison nouvelle, Quand auront disparu les froids, Tous les deux nous irons, ma belle, Pour cueillir le muguet au bois ;

Sous nos pieds égrenant les perles Que l'on voit au matin trembler, Nous irons écouter les merles Siffler.

Le printemps est venu, ma belle, C'est le mois des amants béni, Et l'oiseau, satinant son aile, Dit des vers au rebord du nid.

Oh ! viens donc sur le banc de mousse, Pour parler de nos beaux amours, Et dis-moi de ta voix si douce : Toujours !

Loin, bien loin, égarant nos courses, Faisons fuir le lapin caché, Et le daim au miroir des sources Admirant son grand bois penché,

Puis, chez nous, tout joyeux, tout aises, En panier enlaçant nos doigts, Revenons rapportant des fraises Des bois.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
VILLANELLE RHYTHMIQUE · Théophile GAUTIER · Poetry Cove