Skip to content
1833

SONNET I

Théophile GAUTIER

Aux vitraux diaprés des sombres basiliques, Les flammes du couchant s'éteignent tour à tour ; D'un âge qui n'est plus précieuses reliques, Leurs dômes dans l'azur tracent un noir contour ;

Et la lune paraît, de ses rayons obliques Argentant à demi l'aiguille de la tour, Et les derniers rameaux des pins mélancoliques Dont l'ombre se balance et s'étend alentour.

Alors les vibrements de la cloche qui tinte, D'un monde aérien semblent la voix éteinte, Qui par le vent portée en ce monde parvient ; Et le poëte, assis près des flots, sur la grève,

Écoute ces accents fugitifs comme un rêve, Lève les yeux au ciel, et triste se souvient.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
SONNET I · Théophile GAUTIER · Poetry Cove