Skip to content
1872

ÉPIGRAPHES

Théophile GAUTIER

Quel saint transport m'agite, et quel est mon délire ! Un souffle a fait vibrer les cordes de ma lyre ; O Muses, chastes sœurs, et toi, grand Apollon, Daignez guider mes pas dans le sacré vallon !

Soutenez mon essor, faites couler ma veine, Je veux boire à longs traits les eaux de l'Hyppocrène, Et, couché sur leurs bords, au pied des myrtes verts, Occuper les échos à redire mes vers.

Par l'enfer ! je me sens un immense désir De broyer sous mes dents sa chair, et de saisir, Avec quelque lambeau de sa peau bleue et verte, Son cœur demi-pourri dans sa poitrine ouverte.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
ÉPIGRAPHES · Théophile GAUTIER · Poetry Cove