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1872

A CLAUDIUS POPELIN

Théophile GAUTIER

Le Temps efface l'Art avec un doigt trop prompt, Et l'Éternité manque à la forme divine. Le Vinci sous son crêpe à peine se devine, Et de Monna Lisa l'ombre envahit le front.

Ce que nos yeux ont vu, bien peu d'yeux le verront. On cherche au Vatican Raphaël en ruine, Michel-Ange s'éteint aux murs de la Sixtine, Comme Apelle et Zeuxis ils s'évanouiront.

Mais toi, mon Claudius, tu fixes ta pensée ; Tel que l'ambre une fleur, l'immarcescible émail Contre les ans vaincus abrite ton travail. Des reflets de l'iris ton œuvre est nuancée,

L'ardente transparence y luit sur le paillon, Et chez toi l'Idéal a toujours son rayon.

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