Tout peuple conquérant trouve enfin sa barrière,
Et, s’il veut la franchir, il s’y brise avec bruit.
Sous d’invisibles coups tout pouvoir se détruit.
Le Destin aux plus forts crie un jour : « En arrière !»
Seul l’obstiné Travail combat dans la carrière :
L’éternelle Épopée avec lui se poursuit,
Et le chêne géant sent venir dans la nuit
L’insecte imperceptible armé de sa tarière.
Mais il est des labeurs sublimes, qui refont
L’humanité débile avec un art profond !
— Ne regrette donc pas l’empire de l’épée,
France, toi dont le cœur et l’esprit éclatant
Peuvent faire sortir un siècle d’un instant
Et lancer au galop l’éternelle Épopée !