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1871

III

Félix FRANK

Montrons, France, montrons à ces hommes de proie Ce que peut la vigueur d’un grand peuple vaincu ; Montrons que pour sortir de l’étau qui nous broie, Aux vains rêves d’orgueil notre âme a survécu !

Que partout le travail élargisse la voie : C’est à lui de parler quand le canon s’est tu ! C’est du labeur viril que renaîtra la joie ! Au stérile plaisir disons : « Que nous veux-tu ?»

Ainsi, forte et sereine, avec l’or de tes gerbes, France au cœur de lion, parmi les plus superbes De ta chute d’un jour tu te relèveras ! Et — qui nous défendrait l’espérance, ô ma mère ?—

Rompant d’un seul effort ton servage éphémère, Sur tes fils retrouvés tu fermeras tes bras !

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