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1871

II

Félix FRANK

Demeure donc, ô France, en ton calme foyer ! Travaillant pour le monde et pour ta race unie, Avec les maux présents lutte à coups de génie : Nous n’irons plus au loin souffrir et guerroyer.

La pourpre de la gloire est un mince loyer Pour tant de jours d’angoisse et de peine infinie : Trésor précaire, hélas !… Adieu, triste manie ; Soif de conquête, adieu ! C’est à nous de ployer !

Eh bien, luttons encor… mais pour nous et les nôtres, Pour le Juste et le Vrai qui cherchent des apôtres : Si l’épée est brisée, il est d’autres outils ! Luttons avec la bêche, et la plume, et l’étude ;

Fauchons d’un bras hardi l’herbe de servitude, Et que la fleur du Beau parfume nos courtils !

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