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1871

I

Félix FRANK

QUAND la France aura vu fuir l’étranger rapace, avec son âme intacte, avec sa grande voix Elle reparaîtra debout comme autrefois, Et reprendra sa part de soleil dans l’espace !

O Patrie, en nos cœurs nul mot ne te remplace ! Ton sang te fait plus belle et retrempe tes droits, Malgré la loi de fer des vainqueurs et des rois ; Car pour eux ta pensée et tes bras sont de glace !

La Patrie est sacrée ! Ainsi qu’en sa maison Chaque homme se recueille au sein du cercle intime, Tout peuple doit garder son foyer légitime, Pour qu’éternellement la Paix et la Raison

— Sur le seuil où l’espoir étend sa branche verte — Devant leurs pas amis trouvent la porte ouverte !

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