QUAND la France aura vu fuir l’étranger rapace,
avec son âme intacte, avec sa grande voix
Elle reparaîtra debout comme autrefois,
Et reprendra sa part de soleil dans l’espace !
O Patrie, en nos cœurs nul mot ne te remplace !
Ton sang te fait plus belle et retrempe tes droits,
Malgré la loi de fer des vainqueurs et des rois ;
Car pour eux ta pensée et tes bras sont de glace !
La Patrie est sacrée ! Ainsi qu’en sa maison
Chaque homme se recueille au sein du cercle intime,
Tout peuple doit garder son foyer légitime,
Pour qu’éternellement la Paix et la Raison
— Sur le seuil où l’espoir étend sa branche verte —
Devant leurs pas amis trouvent la porte ouverte !